Maladies transmises par les moustiques : l’Europe franchit un seuil record.
Le cri d’alarme que lance le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
C’est un cri d’alarme que lance le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) : l’Europe fait face à une explosion du nombre de cas de maladies transmises par les moustiques. Dengue, virus du Nil occidental et Zika ne sont plus des menaces lointaines, mais une réalité sanitaire sur tout le continent.
Une explosion de cas de dengue portés par les moustiques
Les chiffres sont sans appel. En 2025, le nombre de cas de dengue importés et autochtones a atteint des sommets historiques dans l’Union européenne. Cette hausse est directement corrélée à l’implantation massive du moustique tigre (Aedes albopictus) dans de nouvelles zones géographiques.
Autrefois limité au bassin méditerranéen, ce spécimen de moustiques remonte désormais vers le nord de l’Europe, profitant d’étés plus longs et de voyages internationaux fréquents. La transmission locale (cas autochtones) devient un défi majeur pour les systèmes de santé européens, qui doivent désormais gérer des foyers épidémiques là où les moustiques n’étaient auparavant qu’une simple nuisance sonore.
Le cycle de transmission : comprendre l’ennemi
Pour mieux lutter, il est essentiel de comprendre comment ces moustiques opèrent. Le processus est un cercle vicieux que les autorités tentent de briser.
Le saviez-vous ? Un seul moustique peut infecter plusieurs personnes au cours de sa courte vie. Si l’insecte pique une personne porteuse du virus, il devient lui-même un vecteur capable de transmettre la maladie à chaque nouvelle piqûre.
Pourquoi les moustiques gagnent-ils du terrain ?
Plusieurs facteurs expliquent cette « année record » pour les maladies liées aux moustiques :
- Le réchauffement climatique : Des températures plus élevées permettent aux moustiques de survivre plus longtemps et d’accélérer leur cycle de reproduction.
- L’urbanisation dense : Les zones urbaines offrent d’innombrables « gîtes larvaires » (pneus, pots de fleurs, gouttières) où les moustiques peuvent pondre en toute tranquillité.
- La mobilité mondiale : Les virus voyagent dans le sang des voyageurs, et les moustiques locaux se chargent de les diffuser à leur retour.
Le Virus du Nil occidental : l’autre menace
Outre la dengue, l’ECDC s’inquiète de la progression du virus du Nil occidental, transmis par les moustiques du genre Culex (le moustique commun). En 2025, les cas ont bondi, touchant particulièrement les pays du sud de l’Europe, mais aussi l’Europe centrale, provoquant des complications neurologiques graves chez les patients les plus fragiles.

