Invasion de moustiques en Gironde : l’inefficacité d’un plan à 40 000 euros exaspère les habitants.
L’inefficacité d’un plan à 40 000 euros exaspère les administrés.
Malgré un investissement massif des municipalités pour éradiquer les moustiques, la situation est jugée « infernale » par les riverains des quartiers de la banlieue bordelaise. Entre solutions défaillantes et prolifération record, la guerre contre les moustiques semble loin d’être gagnée.
Un quotidien « invivable » sous l’assaut des moustiques
Depuis juillet-août, la vie des habitants des quartiers de la métropole bordelaise a basculé. Ce qui devait être un été paisible s’est transformé en un véritable calvaire dû à une densité de moustiques jamais vue auparavant. Pour les familles, il est devenu impossible de profiter d’un jardin ou d’ouvrir les fenêtres sans être immédiatement pris pour cible par des nuées de moustiques.
Les témoignages sont unanimes : les piqûres se comptent par dizaines en quelques minutes, et l’utilisation massive de sprays ou de serpentins ne suffit plus à repousser ces moustiques particulièrement agressifs.
Le plan anti-moustiques de 40 000 euros remis en question
Face à cette nuisance, les mairies avait pourtant anticipé en investissant 40 000 euros dans un plan d’action d’envergure. Le cœur de ce dispositif ? L’installation de dizaines de pièges à CO2 de chez QISTA de haute technologie, censés simuler la respiration humaine pour capturer les moustiques en masse.
Cependant, le résultat est loin d’être à la hauteur des attentes :
- Maintenance insuffisante : Certains habitants pointent du doigt des pièges tombés en panne ou dont les recharges de CO2 n’auraient pas été renouvelées à temps.
- Efficacité relative : Malgré les milliers de moustiques capturés, la population restante demeure assez dense pour rendre le quotidien insupportable.
- Conditions climatiques : Les pluies intermittentes suivies de fortes chaleurs ont créé des conditions de reproduction idéales pour les moustiques, surpassant la capacité de capture des machines.
Néanmoins ces résultats sont plus liés à ce fournisseur, qu’à la technologie des pièges biomimétiques INYO ou BIOGENTS.
Pourquoi les moustiques gagnent-ils encore la bataille ?
Les experts expliquent que dans certaines zones humides ou proches de marais, la pression environnementale est telle que les pièges ne peuvent pas tout faire. La prolifération des moustiques est dopée par la stagnation des eaux et une urbanisation qui offre de multiples recoins de ponte. D’où l’importance de traiter les larves le plus tôt possible dans la saison (mars-avril).
Les riverains, eux, se sentent abandonnés. Beaucoup estiment que l’argent public a été gaspillé dans des solutions technologiques qui ne traitent pas le problème à la racine : la suppression des gîtes larvaires à l’échelle de toute la commune.
Vers une intensification de la lutte contre les moustiques ?
Face à la colère qui gronde, la question de la stratégie à adopter pour les étés prochains est posée. Doit-on multiplier les pièges ou passer à des traitements larvicides plus radicaux ? Une chose est sûre : pour les habitants de Gironde, la cohabitation avec les moustiques a atteint ses limites.

