Deux décès dûs au Chikungunya à La Réunion
Les deux premiers décès confirmés à La Réunion lors de l’épidémie de Chikungunya. La campagne de vaccination relancée.
La Réunion confirme ses deux premiers décès liés au virus du chikungunya. Selon un communiqué officiel de la préfecture publié en mars 2025. Les victimes, âgées de 86 et 96 ans. L’une souffrait de comorbidités, ont succombé à la maladie la semaine précédente. Cette annonce intervient dans un contexte d’aggravation de l’épidémie sur l’île, marquée par une recrudescence rapide des cas depuis début 2025.
Chiffres clés et situation épidémiologique
- 3 390 cas recensés depuis août 2024, dont 3 245 depuis janvier 2025 (Santé publique France).
- 2 888 nouveaux cas signalés entre le 3 et le 9 mars 2025, reflétant une accélération de la transmission.
- 77 passages aux urgences et 24 hospitalisations enregistrés depuis août 2024, dont 3 cas graves.
Face à cette escalade, les autorités ont activé le niveau 4 du dispositif ORSEC, qualifiant l’épidémie d’« intensité moyenne ».
Malgré les décès du Chikungunya, aucune saturation hospitalière n’est signalée par la préfecture et l’Agence Régionale de Santé (ARS) renforcent les mesures de contrôle.
La stratégies de lutte : démoustication et vaccination gratuite
Quelque 150 agents anti-vectoriels sont mobilisés quotidiennement pour des opérations de démoustication ciblées. Parallèlement, un financement exceptionnel a été débloqué par le ministère de la Santé pour proposer gratuitement le vaccin aux populations prioritaires (personnes âgées, comorbidités).
L’objectif : limiter les formes graves et l’impact socio-sanitaire.
Rappel historique et symptomatologie
Aucun cas de chikungunya n’avait été déclaré à La Réunion depuis 2010. L’épidémie de 2005-2006 avait pourtant touché 260 000 personnes (un tiers de la population) et causé 225 décès. Transmis par les moustiques Aedes, le virus provoque une fièvre élevée, des douleurs articulaires invalidantes.
Dans certains cas, des complications neurologiques ou cardiovasculaires persistantes.